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jeudi 17 octobre 2013

ASTÉRIX À LA B.N.F.

De la validité de l'utilisation de bonnes BD pour construire son cours d'Histoire des Arts


Quand j'ai commencé l'option HIDA il y a quelques années en Seconde, le programme couvrait, en toute modestie, l'architecture et l'urbanisme en France de l'époque gallo-romaine jusqu'à la Révolution industrielle.

Dans ces temps préhistoriques où la diapo et le projecteur régnaient encore en maîtres, l'introduction de la BD comme support valable et scientifiquement acceptable d'un cours semblait encore lointaine. Mais déjà, dans des temps, eux, protohistoriques, la digne demoiselle qui était notre professeur de Latin, nous avait encouragés à lire Astérix légionnaire pour illustrer certains aspects de La Guerre des Gaules car Jules César n'avait pas pensé aux illustrations !

Alors, si vous voulez savoir comment les Romains réalisaient des routes, plongez dans Astérix en Corse ; pour des monuments promenez-vous avec Le Tour de Gaule et surtout gallo-pez à la BNF !

MARCHÉ DE L'ART, MARCHÉ DE DUPES ?

Quand Banksy déambule à New York



Banksy, originaire de Bristol au Royaume-Uni, est une des figures du street art, installé actuellement aux États-Unis. Sa notoriété, dans les milieux alternatifs, vient paradoxalement du fait que l'on ignore sa véritable identité, qu'il délivre un message subversif mais qui n'est pas dénué de poésie ni d'humour.


Ce jeune artiste (né en 1974?), utilise la technique du pochoir pour animer les murs de la ville (urban art) de ses personnages, célèbres ou non, humains et animaux et procède aussi au détournement d’œuvres célébrissimes comme celles de Van Gogh ou Monet.
Il y a 48 heures, à Central Park, un homme d'apparence âgée, vendait des pochoirs de Banksy 60$ pièce alors que ceux-ci sont estimés 160 000$ chacun ; il en a vendu 8 !!


Ses interventions quotidiennes durant le mois d'octobre à NY sont visibles sur un site Internet dédié.
Allez-y, cela vaut le détour.
www.banksyny.com

Sources : Wikipédia, Connaissance des arts et www.banksy-art.com

mercredi 9 octobre 2013

QUE PLEIN DE MALALA SE LÈVENT !

Il y a un an, Malala prenait une balle dans la tête, son car scolaire étant pris d’assaut par les talibans de la vallée de Swat, où elle vivait. Elle était facile à identifier car elle refusait de porter la burqa. Voilà « l’ennemi » des talibans, et vendredi, cette adolescente, qui a survécu et repris son combat, recevra peut-être le prix Nobel de la paix.
Sa voix, un peu métallique, a retenti toute la semaine sur les ondes de France Inter :
One child, one teacher, one book, one pen can change the world.
Les femmes qui lisent sont dangereuses, paraît-il. À l’aune des méfaits accomplis par des hommes qui ne lisent pas, il est urgent d’envoyer toutes les filles à l’école, les dégâts seront moindres. Jamais une femme n’a eu l’idée de cacher son homme sous un quelconque vêtement !

Pour mémoire : il y a 20 ans, Taslima Nasreen, originaire du Bangaldesh (ex Pakistan oriental), médecin et écrivain, était soumise à une fatwa émanant des musulmans intégristes de son pays qui la contraindra à l’exil. La fatwa n’a jamais été levée et la haine obscurantiste qui la menace reste vivace dans le monde musulman, même si elle est le fait d’une minorité.

samedi 21 avril 2012

LE CORBUSIER... ENCORE !

Le gymnase de Bagdad dessiné par Le Corbusier (12 avril 2012)
Un gymnase commandé à Le Corbusier en 1957 par l’Irak, et achevé sous Saddam Hussein dans les années 1980, est en train d’être restauré à Bagdad.

Le Gymnase de Bagdad, situé dans l’est de la capitale irakienne, n’est qu’un élément de la vaste Cité olympique projetée par un pays alors ouvert sur le monde, qui espérait accueillir les J.O. de 1960. Le Corbusier était alors au sommet de sa gloire.

La révolution de 1958 a mis le projet en sommeil, Saddam Hussein l’a réveillé en 1980. Il a été achevé deux ans plus tard, bien après la mort de son concepteur, décédé en 1965.

Le gymnase de Bagdad dessiné par Le Corbusier
Les spécialistes occidentaux ignoraient tout du gymnase. C’est une chercheuse française, Caecilia Pieri, qui l’a découvert en 2005, inconnu même de la Fondation Le Corbusier. Avec l'aide de la France, la rénovation est en cours mais tend à s’éloigner de la vision du maître : les gradins se sont couverts de sièges de couleurs vives, des faux plafonds bloquent la lumière zénithale dans les vestiaires. Cependant, la ligne générale de l'édifice, avec ses courbes caractéristiques, et la façade extérieure lui restent fidèles, avec les symboles fétiches de Le Corbusier gravés dans le béton, ainsi que cette conviction : « Là où naît l’ordre naît le bien-être ».