samedi 7 janvier 2012

HAPPY BIRTHDAY !

Et une fois encore, merci Google !!
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Et si vous passez un jour par le cimetière de Montparnasse - qui ne vaut pas le père Lachaise, mais qui vaut la peine - le premier caveau à gauche d'une entrée secondaire est celui d'une famille... Adams ; juré !

vendredi 6 janvier 2012

ON NE S'EN LASSE PAS !

Les Nymphéas


C'est avec un émerveillement et un éblouissement toujours renouvelés que nous regardons les reflets et les inflorescences que Monet réussit à fixer sur ses toiles en revenant indéfiniment sur le motif, dans cet atelier en plein air qu’était le jardin de Giverny.
Au musée Marmottan, une partie de cette aventure esthétique complète l'ensemble de l'Orangerie des Tuileries, que Monet annonça ainsi à son vieil ami Clemenceau :
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« Je suis à la veille de terminer deux panneaux décoratifs que je veux signer le jour de la Victoire et viens vous demander de les offrir à l’État, par votre intermédiaire ; c’est peu de chose mais c’est la seule manière que j’ai de prendre part à la victoire.
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Je vous admire et vous embrasse de tout mon cœur. »


La promesse fut tenue, non sans difficultés, compte tenu du caractère de ces deux augustes vieillards et de la cataracte qui assombrit les dernières années de la vie de Monet ; celui-ci avait fini par écouter les conseils de son ami, qui fut brièvement médecin dans sa jeunesse, mais le résultat de la première opération ne fut pas totalement satisfaisant et ce fut le moment où Monet voulut renoncer.
La plume de Clemenceau redevient alors celle du Tigre :
« Si vieux, si entamé qu'il soit, un homme, artiste ou non, n'a pas le droit de manquer à sa parole d'honneur, surtout quand c'est à la France que cette parole fut donnée. »
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Mais l'affection revient après ce coup de semonce, et chacune des lettres de Clemenceau en témoigne :
« Bonsoir Monet. Travaillez, travaillez. C'est la plus belle chose qu'il y ait dans le monde. J'embrasse votre vieille barbe jaunie par la fumée du tabac. »
Et l'ironie qui masque l'émotion : « Vénérable débris, votre lettre m'a fait un inexprimable plaisir parce que je vous ai retrouvé tel que dans les bons temps. Du train dont vous allez, vous êtes fichu de ne pas mourir, ce qui finirait par vous embêter gravement. »

Mais le « pauvre vieux crustacé » se décide à mourir le 6 décembre 1926. Le jour de son enterrement, Clemenceau, devant le cercueil drapé de noir de son vieil ami, prend une draperie fleurie pour l'en couvrir en disant : « Pas de noir pour Monet ».

En 1928, Clemenceau publie un petit ouvrage Les Nymphéas. En voici quelques lignes :
« Voir, n'était-ce pas comprendre ? Et pour voir, rien que d'apprendre à regarder... L'eau buvait la lumière et la transposait, la sublimait au plus vif... Aspects toujours changeants d'un univers qui s'ignore et cependant s'exprime en nos sensations.
Voilà ce qu'a découvert Monet en regardant le ciel dans l'eau de son jardin. »


Un autre admirateur de Monet en parle en des termes plus "impressionnistes", avec une écriture qui crée une atmosphère concentrée, saturée de couleurs et de parfums : il s'agit de Marcel Proust. La cadence de ses longues phrases et l'extrême attention portée aux choses les plus infimes du quotidien lui font comprendre d'instinct le sens de la recherche entreprise par Monet et les impressionnistes.
« ...Et soit que pendant l'après-midi, il fit étinceler sous les nymphéas le kaléidoscope d'un bonheur attentif, silencieux et mobile, ou qu'il s'emplît vers le soir du rose et de la rêverie du couchant, changeant sans cesse pour rester toujours en accord, autour des corolles de teintes plus fixes, avec ce qu'il y a de plus profond, de plus fugitif, de plus mystérieux - avec ce qu'il y a d'infini - dans l'heure, il semblait les avoir fait fleurir en plein ciel. »

Aujourd'hui, cependant, le choix de faire l'accrochage de Monet au premier niveau du musée plutôt que dans les grandes salles du sous-sol ne semble pas une bonne idée, Les Nymphéas ont besoin d'espace pour s'épanouir et continuer à nous faire rêver !!

lundi 2 janvier 2012

VOUS AVEZ DIT GROGNARD ?

L'abstraction à l'atelier Grognard de Rueil-Malmaison


Une belle affiche pour une exposition de grande qualité.
Les années 50 en France ont connu un renouveau de la création artistique, un foisonnement de recherches plastiques et esthétiques qui témoignent de la vigueur des milieux artistiques qui se sont reconstitués après l'Occupation, dans un Paris encore marqué par la guerre mais plein d'une vitalité extraordinaire.

C'est l'époque de Saint-Germain-des-Prés, du jazz, de l'existentialisme... On vit la nuit dans les caves, on fume des cigarettes américaines au son de nouvelles musiques qui donnent des fourmis dans les jambes !
Certains peintres se tournent alors vers l'abstraction après des débuts figuratifs pour la plupart. Ce moment original et fécond a pris le nom d'abstraction lyrique et rassemble des personnalités très diverses dont les noms ont pour certains été un peu trop rapidement oubliés. Les cimaises de l'atelier Grognard leur offrent un cadre lumineux et ouvert, dans une présentation réfléchie et pertinente.

Vieira da Silva offre ses peintures structurées et encore rattachées à une figuration ; les couleurs d'Estève et de Manessier éclatent sur le blanc des murs ; Hartung, Fautrier et de Staël se font écho dans une tonalité plus sombre, mais c'est dans le noir de Soulages que la lumière est la plus présente.
De l'autre côté de l'Atlantique, l'abstraction prend alors une orientation différente avec les deux grandes figures de Marc Rothko et de Jackson Pollock.

À noter donc : le cours du jeudi 2 février aura lieu à l'Atelier Grognard.

samedi 24 décembre 2011

JOYEUX NOËL

L'Annonce faite aux bergers - Daniel Bonnel


« L'ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté. » Luc 2, 9

mardi 20 décembre 2011

LES STEIN

Quand Pablo et Gertrude discutaient...


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Imaginez, une soirée ou une fin d'après-midi, rue de Fleurus chez les Stein... à l'aube du 20ème siècle, avant l'orage et la barbarie mondiale. Ce cercle d’intellectuels, d'artistes, pauvres ou riches, catalans, italiens, américains, néerlandais et tant d'autres. Passionnés de leur art, de leur jeunesse, de leur intelligence et prêts à changer le monde !
Le goût de la provocation pour faire râler le bourgeois est bien présent, et le bourgeois souvent bon client, mais combien de révolutions artistiques se mettent en route, dans cette première décennie du siècle : révolution de la forme, de la couleur, tout éclate dans la vision démultipliée des cubistes puis des futuristes, la couleur vibre en harmonie ou disharmonies stridentes chez les fauves ou les expressionnistes. Le cri silencieux de Munch a retenti si fort depuis la fin du siècle dernier que son écho se fait encore entendre dans le fracas des révolutions esthétiques et des défilés militaires.

Curieuse famille, qui a joué un rôle si déterminant pour ces artistes dont la réputation reposait alors plus sur le scandale que sur la curiosité pour leur travail.
Chacun semble avoir eu une relation très forte avec un artiste en particulier : Leo avec Cézanne, Gertrude avec Picasso, Sarah et Michaël avec Matisse mais en aucun cas cette préférence ne les a freinés dans leur découverte et leur passion pour cette avant-garde si fertile.
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La fortune familiale, amorcée par leur père, a été consolidée par Michaël, l'aîné, directeur des trams de San Francisco. En 1903, Gertrude et Léo s'installent à Paris bientôt rejoints par Michaël et son épouse, Sarah.
Dès avant la guerre, la brillante fratrie se fissure ; la guerre les séparera mais chacun poursuivra l’œuvre entreprise, avec une intelligence artistique remarquable dont l'exposition du Grand Palais nous retrace l'histoire hors du commun.
L'argent, l'intelligence, la passion esthétique des Stein, mis au service d'une collection cohérente, à la fois raisonnée et instinctive, a permis à de jeunes artistes de trouver leur place aux cimaises de certains salons puis d'accéder à une notoriété exceptionnelle, leur talent pleinement reconnu.
Cette aventure serait-elle encore possible ? L'argent est là, les mécènes aussi et quoiqu'en disent certains esprits chagrins, le talent aussi, mais une telle alchimie est-elle encore à notre portée ?
La RMN nous permet d'y croire encore, le temps de la visite.

Le film de Woody Allen - Minuit à Paris - recrée cette ambiance, bonne distraction pour les vacances.

jeudi 8 décembre 2011

PAR UN HEUREUX HASARD...

125ème anniversaire de Diego Rivera, époux de Frida Khalo !

Merci Google !

lundi 5 décembre 2011

FORMATIONS UNIVERSITAIRES

Paris I, IV, VII, X...


Les programmes des UFR de Sciences Humaines et d'Arts se sont pas mal diversifiés et étoffés depuis quelques années :
-Paris X propose des licences d'humanités avec différentes mentions (arts, sciences, histoire...) qui sont intéressantes pour celles qui n'ont pas encore de projets définis, et qui ne se voient en prépa l'année prochaine.
-Paris I propose des doubles licences, en particulier "Histoire des Arts et Droit".
-Paris III propose une licence de médiation culturelle, et plusieurs masters.
-Paris IV en association avec Paris II a concocté des bi-licences : "Histoire et Droit", "Histoire de l'Art et Droit", "Histoire, Information et Médias". Et innove avec Paris VI avec une bi-licence "Sciences et Histoire".

Sur le site de chaque université, vous trouverez les parcours détaillés et les masters possibles.

Ne pas négliger les formations courtes (DU, DUT) qui permettent de raccrocher une licence professionnelle, diplômes appréciés sur le marché du travail...
Et qui peuvent aussi ouvrir sur des masters. Condition ? ... L'excellence !